(Marly) Le Baragraphe présente son réseau… social !
L’idée d’une librairie indépendante, dont l’objet est le recyclage de livres, et d’un café indépendant en mode « Tiers Lieu » est née en 2019 à Valenciennes. Cinq ans après, le Baragraphe a trouvé son nouvel espace sur la commune de Marly, un temps de réflexion pour affiner ce projet où certaines valeurs partagées avec d’autres associations vont prendre corps sur ce site, 1 Bis rue des Bleuets (affiche fin d’article la Foire aux Livres le 05 avril).

(La bonne direction des rapports humains, c’est par là)
Parfois, le chemin est long avant de trouver la lumière même si le partage des valeurs humaines, et au delà, semble plus virtuel que jamais. Après son démarrage à Valenciennes avec un regard curieux et enthousiaste, l’association a fait étape après La Covid chez Oscaar sur Marly, puis a trouvé son siège dans le quartier des Floralies grâce au soutien de la municipalité et du bailler social SIGH. D’ailleurs, ce dernier a complètement réhabilité ce bâti dégradé.
Installé sur 70 M2, un espace réunion où 4 associations sont domiciliés sur le site du Baragraphe, « Ma Petite Planète »…, mais également « Valentransition » où le sel est la mise en commun des idées entre ces associations. Des événements sur le territoire verront le jour, comme hier« Faites de la Transition », mais aussi des initiatives en commun à l’instar du « jardin partagé des Coquelicots où deux fois par semaine les enfants viennent découvrir… », commente Marc Duvivier, fondateur avec un petit groupe d’ami(e)s du Baragraphe. Evidemment, le coeur du moteur demeure un espace vente de livres dont le recyclage est l’essence même de l’association. « Chaque année, 120 millions de livres sont détruits. Bien sûr, nous bénéficions de dons et nous récupérons aussi des livres avant destruction avec une mise en vente à des prix très accessibles. » Ce déménagement a été soutenu dans cette approche par le STAJ (Service Technique d’Activités à la Jeunesse Hauts de France), rue de Mons à Valenciennes, afin de solutionner toutes les aspérités d’une implantation réussie, « ils sont véritablement concrets et pragmatiques », ajoute-t-il.
Ensuite, le Baragraphe est aidé financièrement par Valenciennes Métropole. Son vice-président, Régis Dufour Lefort, était présent pour un soutien affiché : « Nous sommes dans la continuité de son action. C’est un tiers-lieu, un réseau qui se construit et un projet basé sur des valeurs. »

La commune y trouve aussi son intérêt. « Nous avons lancé un projet de Parc urbain sur Marly (5 fois la taille du Jardin de la Rhônelle) et il sera intéressant de parler avec les associations (Valentransition) pour l’aménagement de celui-ci. Plus le projet est travaillé en amont… Ensuite, je suis très sensible au sujet du livre et ici à travers son recyclage. Ensuite, votre projet a grandi, s’est affiné tout en cherchant son modèle économique », indique le maire.
Voilà pour l’installation plus pérenne d’une certain idée des rapports humains, car lorsque le monde virtuel sera trop banal, les rapports humains totalement régis par une IA (in fine une aide technique), sans parler la perte de repères les yeux dans les yeux…, des lieux comme le Baragraphe seront encore là. Le suranné sera innovant, l’éculé sera disruptif, le vieillissant d’une modernité bouillonnante, la Présidente de l’association, Sophie Michel, résume l’enjeu simple et terriblement moderne : « Nous sommes installés au plus près des habitants »… tout est dit !
Le Baragraphe est ouvert le mercredi, jeudi, et vendredi de 14h à 18H où Clement, service civique, et Marc sont présents pour l’accueil. Prochain événement, la « Foire aux Livres »…
Daniel Carlier